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Par Raphaëlle le Mardi 16 février 2010
Quand tu achètes un boite de pansements assortis, en général, c’est pour avoir toujours sous la main LE pansement qui ira bien pour le petit ou gros bobo que tu te seras fait. Sauf que. Il n’y a jamais celui que je cherche dans la boite. Ja-mais. Les petits ronds qui servent à rien, ça oui …
* Appelée encore loi de l’emmerdemment maximum, pour les non initiés. Tu sais, la loi qui dit que la tartine retombe toujours du coté beurré. Voilà.
Par Raphaëlle le Lundi 15 février 2010
Me voila sortie de mes errances bloguesques. Depuis je ne sais pas quand, j’étais obligée d’écrire directement mes notes dans la base de données. C’était pas pratique, faut bien le dire. Du coup, entre mon emploi du temps hyper serré de femme d’affaire maman et ma flemme intersidérale mes activités annexes, j’ai complètement délaissé le site.
Et puis voila, à la faveur d’une insomnie, j’ai décidé de m’y coller sérieusement. Après moults recherches, j’ai enfin trouvé le pourquoi du comment: le site était codé en php5 alors que l’hébergeur proposait du php4. Ou quelque chose d’approchant.
Résultat pour une ligne de rindutou dans un fichier de rindutou, je me suis cassé les pieds pendant des mois!
A bas la procrastination!
[J'ai encore des trucs cassés à droite et à gauche, j'attends la prochaine insomnie pour m'y coller. Oui, je sais ce que je viens d'écrire. Chacun ses contradictions]
Par Raphaëlle le Mercredi 20 janvier 2010
Hier soir, je faisais la cuisine. C’est assez rare pour être signalé. Topinambours et Pommes de Terre à ma façon. Rien d’extraordinaire, mais quand même.
Je finis ma petite préparation, laisse le plat mijoter et retourne dans le salon papoter avec bébé. En passant dans le couloir je trouve que ça sent bizarre.
Je me dis que les poignées de la casserole ont du fondre. Ca m’arrive souvent de mettre le feu trop fort. Je retourne plusieurs fois dans la cuisine et constate que non, décidément, l’odeur ne vient pas de la. Après moult aller-retours pour vérifier et re-vérifier (j’ai du mal a me convaincre) que mes fichues poignées ne fondent pas, je me décide à pointer mon nez dans la salle de bain. La ou est installée notre inestimable chaudière.
Ca pue. Grave.
J’ouvre la fenêtre et le vent me renvoie gentiment tout ce que je voulais évacuer en plein visage.
Teuf, teuf.
Je vais m’asseoir.
Je tombe dans les vapes.
J’ai une migraine affreuse.
Depuis, j’ai mal à la tête peur. J’ai toujours été casanière, pas parce que je n’aime pas sortir mais parce que je me suis toujours sentie protégée chez moi. Il ne pouvait rien m’arriver.
Ben voilà, c’est fait.
[Et là, je pense à tous ceux qui n'ont pas ou plus la chance d'avoir un chez-eux. Je pense aux petits et grands enfants d'Haïti qui ont peur et ne sentent plus protégés nul part. Et je donne, parce ce que je ne sais pas quoi faire d'autre.]
[Bon, j'ai donné avant que mon inestimable chaudière tente de m'assassiner, soyons clairs]
Par Raphaëlle le Mardi 12 janvier 2010
En vrac, et pas dans l’ordre.
Après une interruption des hostilités ce week-end et pour faire bonne mesure, Maxime a fait DEUX fois caca dans son bain. La trève fut donc de très courte durée. Je ne lui en veux pas un quart de seconde mais crotte, quoi. Ca m’agace, un peu.
Ce week-end, il a fait son premier choix décisif. A la question « la tétine ou le téton? », il a répondu « la tétine ». Il refuse désormais de boire directement à la source. Je ne me sens comme qui dirait un peu rejetée. Et puis, je ne me suis pas rendue compte que la dernière tétée était la dernière. Et puis j’ai l’impression d’avoir perdu quelque chose. Et puis tout se bouscule un peu, dans ma tête.
J’habite au troisième étage. Il n’y a personne au deuxième. Mais il y a une mamie au premier. Quand elle a su qu’on aurait du monde pour le réveillon de Noyel, elle m’a dit: »Ah! Ben je vais vous entendre alors ». J’ai un peu de mal à croire que Mamie Oeil de Lynx Oreillle de Chat arrive à nous entendre à un étage d’écart avec le peu de bruit qu’on fait. D’ailleurs je crois qu’elle dit ça juste pour ronchonner. Et ça m’agace prodigieusement.
Quand je croise quelqu’un sur le trottoir qui a exactement la même trajectoire que moi, je suis toujours celle qui se déporte sur le côté pour laisser passer. J’essaye de me dire que c’est bien, que je fais attention aux autres. Mais en fait, ça m’agace, simplement.
En fait, je m’agace.
Par Raphaëlle le Dimanche 27 décembre 2009
Depuis que Maxime est né, je me plains de ses intestins plutôt lents. Il pleure, il a mal et moi avec.
Depuis une semaine, il fait caca tous les jours.
Dans son bain.
Oui, tu as bien lu.
Qui a dit que nous n’étions jamais contentes?
Par Raphaëlle le Mardi 20 octobre 2009
Qui a osé mettre ma curiosité à dure épreuve?
Qui a osé m’envoyer une écharpe de portage, qui est arrivée à l’aube (8h30) ce matin, ce qui m’a instantanément sorti de mon sommeil (quand je te dis que je suis curieuse)?
Qui a osé? Qui – a – osé ?
Que le coupable se dénonce tout de suite que je puisse le remercier grandement !!! (et dormir ce soir, aussi)
[Aller je retourne faire la danse de la joie et de l'impatience autour de la table de la salle à manger]
Par Raphaëlle le Jeudi 15 octobre 2009
J’ai lu chez Chiboum qu’en Espagne, c’est le mardi qui porte malheur associé au 13, pas le vendredi. Je veux bien le croire.
En partant chez le kiné, à 9h, mardi, pour ma rééducation dorsale, je trouvais que mon Maxou dormait décidément bien profondément dans sa charrette. En y regardant de plus près, je me suis rendue compte qu’il ne respirait tout simplement plus.
Angoisse.
Sueurs froides.
Larmes.
Terreur.
Je le remue un peu. Crie « MAXIME, MAXIME ». Pas de réaction. Je le détache de son cosy, soulève son petit corps ramolli. « MAXIME! MAXIME ». Pas de réaction. J’appuie un peu sur son ventre, le serre contre moi. « MAXIME, JE T’EN PRIE, RÉVEILLE TOI ». Pas de réaction.
Et au bout d’un temps interminable, il a repris une grande respiration, a rouvert les yeux et m’a regardé l’air de dire: « mais pourquoi elle me réveille celle-là? ».
Depuis, il pète la forme. Il va bien. Mieux que moi.
D’ailleurs, pour me remettre les pieds sur terre, il m’a fait caca dessus.
[Heureusement, dans la journée, y'a eu un petit rayon de soleil. Un nouvel habitant trop choupi est arrivé parmi nous:

Merci beaucoup ma belle Farang, il est arrivé juste au bon moment]
Par Raphaëlle le Lundi 12 octobre 2009
Vous m’aviez prévenue, les bons conseils donnés à tort et à travers par des enquiquineurs braves gens pendant ma grossesse redoubleraient quand le petit serait la. Et bien vous aviez totalement raison.
Je passe sur la petite vieille qui me houspille vertement parce que suis sortie dans un milieu hostile (= Pionch) avec un si petit bébé.
Prenons plutôt un sujet qui « fédère » les foules : l’allaitement. D’un côté, se trouvent les mono-maniaques du téton. Celles qui hurlent à tue-tête « le bib’ron, c’est tabou, on en viendra tous à bout » et qui prônent l’allaitement à la demande jusqu’aux 12 ans du rejeton. Les mêmes qui te regardent avec un air mi-ahuri, mi-catastrophé quand tu annonces au cours de préparation à la naissance que non, tu ne souhaites pas ressembler à une vache laitière avec des seins en forme de tétrabrick. Mais que oui, tu essayeras, pour savoir ce que c’est et ne pas mourir idiote.
De l’autre côté, les très rigides pro-tétine qui ne jurent que par l’alimentation réglée comme du papier à musique. Toutes les trois heures ni plus ni moins, quitte à réveiller le marmot qui dort paisiblement s’il dépasse l’heure du rendez-vous. Et évidemment, à le laisser hurler à la mort s’il a faim trop tôt. Et oui parce qu’avant l’heure c’est pas l’heure, après l’heure c’est plus l’heure.
Et moi? Ben moi, j’allaite à moitié. D’un seul sein, je veux dire. L’autre a rendu l’âme au bout de pas longtemps. La, je sens que j’ai perdu la partie masculine de mon lectorat. J’ai du introduire des biberons au sein de notre foyer: horreur, malheur!! Du coup, je ne rentre ni dans la case pro-téton (Cooooomment? Mais tu lui donnes des biberooooons?), ni dans la case pro-tétine(Coooomment? Mais tu lui donnes déjà le sein alors qu’il a eu un bib’ il y a 2h47???), ni dans la case du pédiatre, qui trouve que l’alimentation de Maxime manque de symétrie.
Alors nous, parce qu’on est bien élevés, on leur dit gentiment qu’on a pas besoin de leurs conseils. Qu’on fait ce qu’on veut/peut et qu’on est très heureux comme ça. Mais en fait on aurait plutôt envie de leur dire:

["Tout dans la vie est une affaire de choix, ça commence par la tétine ou le téton, ça se termine par le chêne ou le sapin." Pierre Desproges.]
[J'ai eu 27 ans hier, ça file un coup de vieux. Mon premier anniv' en "Maman". ]
Par Raphaëlle le Vendredi 9 octobre 2009
Coucou les gens,
Et oui, j’ai le nez dans le guidon, les mains dans le cambouis caca. Vous vous en doutiez, de ce qui allait m’arriver, j’imagine. Moi aussi … mais je dois bien l’avouer, ce que je vis dépasse mon imagination pourtant fertile: ce petit asticot est capable de se mettre du caca partout … sauf là où il faut. A savoir sa couche. Du coup, il devient difficile de tenir le blog puisque je suis constamment au lavoir dans ces conditions extrêmes. Je prévois quand même quelques notes pour les jours qui viennent. Y’en a des choses à dire!
Et lui? Ben pendant ce temps là, il se marre …

Par Raphaëlle le Mercredi 9 septembre 2009
Ou plutôt, j’aurais dû. Parce que cet asticot est arrivé bien plus tôt que prévu. Oui Madame. Il est arrivé le 25 août, avec une rapidité qui en a laissé plus d’un pantois. Je suis arrivée à 18h30 à la maternité, fière comme un bar-tabac rapport à ma gestion de la douleur, l’affaire fut dans le sac le pyj’ à 20h45.
18h30, donc, on m’installe dans une petite salle d’attente, sous monitoring. Tout va bien, la sage-femme estime que j’en ai pour plusieurs heures. Mais que je tiens le bon bout. Ah oué, super, je tiens le bon bout. Je suis donc fière comme un bar-tabac, oui. Genre: moi, la douleur, je gère. La péridurale ne passera pas par moi. J’accepte la douleur à l’intérieur de moi, je souffle, je me relaxe, je visite mon corps par la pensée. Je suis un Yogi. Ah ah ah. Je me sens un peu con sur mon tout petit lit, à faire des Ronnnn Psssshhhh, Ronnn Pssshh. Mais pour l’instant je sens rien. Alors j’continue, faut pas changer une équipe qui gagne. Pis la sage-femme revient dans 5 min, me mettre ma perfusion, ça va m’occuper un moment.
19h30: Didon, c’est long ces 5 minutes. Elle m’aurait pas oublié dans la salle d’attente des fois?
19h45: Ouille. Fait un peu chaud ici, non?
19h47: Ouille, ouille.
19h56: OUILLE.
20h10: OUILLE OUILLE OUILLE. Il est où cet anesthésiste, bordel? Je veux ma perfusion, je veux mon gaz hilarant, je veux une piqure dans le dos. Je ne veux plus souffriiir. Bouhouhou. Mais qu’est ce que je fous ici, à la fin?!
20h15: Elle est où, ma sage femme? Heing? OUILLE! Tu peux me le dire, coco? Je veux ma sage femme! Tissuite!!! AiEUH!
20h20: AH, une sage-femme! Enfin!!! Sympa, elle regarde le monitoring et me dit d’aller me promener et jouer au ballon, que ça me fera du bien. Que j’en ai encore pour 4 ou 5 heures à souffrir. Mais que je tiens le bon bout. C’est ça oué. Le bon bout. Qu’est ce qu’ils ont, tous, avec leurs bouts? Et puis j’ai une tête à aller faire du ballon, sérieux?
20h21: Je demande à changer de sage-femme. C’est pas trop possible cette histoire!
20h22: Mais pourquoi elle fait une drôle de tête en m’auscultant, la sage-femme? Hein?? Quoi « pour tout de suite »? Comment ça, « faut-y aller maintenant »? Comment ça, « il arrive »? Mais je peux pas moi, faut que j’aille aux toilettes d’abord, j’ai un besoin pressant.
20h23: Non, non, je veux pas, je veux vraiment aller aux toilettes d’abord. Je refuse de pousser dans ces conditions. Nanméo. J’ai encore mon mot à dire, non? Non? Ah, bon, Ok …
Après je sais plus bien, je me suis retrouvée en moins de 2 sur une table de travail, avec une toute petite chose au chaud, sur moi. Il est adorable, il est tout petit, il est si fragile et déjà si fort.
C’est un petit glouton qui s’est déjà attaqué à tout ce qui passe à sa portée, du nez de maman, aux poils de torse de papa, en passant par son propre bras et quasiment tous ses doigts. Il sera donc cuistot. Ou goûteur. Ou ce qu’il voudra.
Il s’appelle Maxime. C’est, en toute objectivité, le plus beau des petits garçons, et, quoiqu’il en soit, ma plus belle production.

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