Mots d’enfant

Ca faisait tellement longtemps que je n’étais pas venue ici que ne me rappelait même plus de l’adresse … Hum …

Hier soir, je discutais avec Maxime du Chat. Ce qui donnait à peu près ça:

« Lui : Ouyé Cha?

Moi: Takamine est chez Mamie, pour les vacances

Lui: Mémé?

Moi: Non pas mémé, MAAAA-MIIIIIE

Lui: ….. Mémé?

Moi: MAAAAA-MIIIE. Tu sais elle aime pas trop « Mémé » comme surnom. Fais un effort mon lapin, c’est MAAA-MIIIIE

Lui: Momie?

Moi: ….  »

Je sais pas pourquoi mais je sens que ça va pas vraiment lui plaire non plus !

Qui suis-je, où vais-je …

C’est une question qui revient souvent chez moi. D’autant plus lorsque l’on essaye de me réduire à ce que je ne suis pas.

J’adore le caramel, le saucisson aux noisettes, le martini blanc, j’adore user et abuser de l’humour noir. J’adore conduire mais je le fais de plus en plus rarement parce que je ne sais pas faire n’aime pas faire de créneau.

Je n’aime pas qu’on me marche dessus, je n’aime pas crier, ni attendre. Je n’aime pas regarder mes cuticules qui me rappellent que je n’ai plus le temps de m’occuper de moi. Je n’aime pas l’anis, la coriandre, les glaces alcoolisées.

J’ai peur de l’eau quand je n’en vois pas le fond, des chiens que je ne connais pas, j’ai peur qu’on ne m’aime pas. J’ai peur d’être oubliée et encore plus d’être abandonnée.

Je m’appelle Raphaëlle T.. Je suis Raphaëlle, la collègue,  Raph. l’amie, Tata Raphaëlle pour mes trois nièces uniques et préférées. Je suis le Tisha de mon homme, la Mamaman de mon bébé, le Canard de ma Maman.

Il n’y a que pour mon père que je reste « la fille de … ma mère »

En bref (1)

Quand tu te prépares un citron chaud avec du miel, si t’as pas de miel, ça perd quand même de son intérêt, non?

Y’a une fripouille (d’un an) qu’habite chez moi!

Mon grand petit, qu’est ce que tu as changé en un an. Tu es plein de vie, plein de rires, plein de bosses, plein de dents (didon 8 quand même alors qu’il parait que je n’en avais pas une seule à ton age), plein de boutons aussi. Vive la varicelle …

Tu aimes qu’on te coure après mais surtout qu’on te mange le bidou. D’ailleurs depuis quelques jours tu te venges et me grignottes la joue et ça me fait beaucoup rire.

Tu reconnais quelques mots, « Papa » et « Maman » bien sur, mais tu comprends aussi « bravo » (tu tapes des mains), « allo » (tu mets la main sur l’oreille), sans oublier « gâteau » qui te tire des sourires craquants et enfin le fameux « non non non ».

Qui te déclenche cette moue d’enfer …

Ouille ouille ouille!

Nous sommes en vacances depuis une semaine, à Hyères. Il fait beau, la mer est chaude, les beignets nutella/crème de banane sont délicieux, c’est top. Depuis une semaine, je disais, Maxime a appris plein de choses. Il sait maintenant souffler dans sa flute (oui c’est un exploit, ce jouet est tellement mal fait que je n’y arrive pas, moi), il fait coucou et bravo (pas toujours quand il faut mais souvent oui), il a trouvé son doigt pour montrer tout ce qu’il veut atteindre et aussi le mettre dans notre nez. Il monte et descend les escaliers comme on lui a montré, le tutu d’abord.

Fin bref, tout va bien quoi. Du bonheur en barre.

Sauf que.

Les mauvaises nouvelles s’enchainent. Personnellement, rien de grave. Dans le cercle très proche et e-proche, c’est un peu plus la cata. Et moi, je suis la, loin, à ne pouvoir rien faire qu’envoyer de bonnes ondes, des e-calins et mille pensées.

Ca me fout la rate au court-bouillon. Pas que la rate d’ailleurs. Depuis, j’ai un zona.

Eté 2010 de merde.

[Tout ça pour vous dire que je pense très fort à vous, donc]

La semaine de la chance

Quand tu reviens de vacances, même si elles n’ont duré qu’une semaine, t’es heureux, zen et détendu.

Tu n’imagines pas ne serait-ce qu’un instant que le bad karma va fondre sur toi aussi vite que tu ne t’attaques à ta tablette c*te d’*r aux noisettes. Pourtant, tu aurais bien du comprendre AVANT vendredi, que la semaine serait pourrie. Dès le lundi en fait.

Lundi, ton train, qui devait normalement s’arrêter à Ivry ne s’arrête pas (le mécanicien devait avoir la tête dans le tutu au moins autant que moi, c’est pas rassurant). Tu te payes donc un petit détour par Vitry, histoire de voir si tu y es. Comme tu n’y es pas, tu reviens par le train suivant et tu arrives trèèèèès en retard au taf.

Mardi, ton adorable bambin qui va bientôt être mis aux enchères sur Eb*y n’a pas fermé l’oeil de la nuit a son rendez-vous chez le pédiatre. Résultat des courses, bécégite, otite et bronchite.

Mercredi, tu casses la clé de ton tiroir à stylo dans la counasse de serrure. Tiroir qui te sert aussi de garde-manger. Tu dis donc au revoir à tes biscuits au chocolat. Ca tombe bien, tu n’avais pas pris de fuckin’ petit dej’ exprès. Et comme tu n’as pas dormi non plus cette nuit, tu supportes très bien la contrariété.

Jeudi, tu pars bosser de bon matin et tu n’a pas un mais bien deux cailloux dans ta chaussure. Cailloux que tu aurais enlevé d’un geste assuré si ce n’avait été des bouts de verre bien fichés dans ton talon. Talon qui n’a pas vu l’ombre d’une pierre ponce depuis un an et qui pourtant n’a pas résisté à l’envahisseur. Tu passes la journée avec puisqu’évidemment tu n’arrives pas à les retirer. Le soir, ton homme, qui après 15 ans d’Urgences et 3 de Docteur House se sent apte à opérer sort ses outils et te délivre de l’intrus. Tu t’endors après une heure de souffrance intense comme un bienheureux.

Vendredi, tu veux ton lit. Mais cépapossibe. Alors tu vas bosser. Il est 10h38, il ne t’est toujours rien arrivé.

Tu as peur.

[Maxime va mieux]

Le passage du Gois

Attention, chaussée glissante !

Nous revenons de vacances. La meilleure semaine de ma vie, la plus stressante aussi. Nous sommes partis tous les trois, en famille, en vendée, juste en face de l’ile d’Yeu et près de Noirmoutiers. On a pris notre temps, fait plein de petites choses insignifiantes, profité de nous. De nous et contrairement à ce que laisse supposer cette photo, profité du soleil

Et Maxichou a décidé, du haut de ses 75 cms (fallait que je le place, non mais 75 cms quoiii) et ses 9 kilos, qu’il était temps qu’il expérimente la position verticale.

D’ailleurs, on a acheté un tube d’arnica.

[Le passage du Gois, c’est une route submersible entre Noirmoutiers et le continent. J’en ai déjà parlé ici mais j’aime bien me répéter. Et puis j’y ai emmené mes hommes cette semaine, alors … ]

Le management

Quand je suis seule dans le train, je ne m’ennuie jamais. J’écoute d’une oreille distraite les conversations alentour.

Ce matin, ce que j’ai entendu était assez surprenant.

– « Tu vois, moi, ce que je voudrais mettre en place, c’est un management participatif, t’vois?
-…
– et puis aussi objectiver tous les process, parce que sans ça, comment tu veux avoir des objectifs, enfin t’voiiiis queuahh?
-…
– en fait ce que je voudrais profondément, c’est passer d’un management oral à un management écrit. Parce que quand, même, ça a plus de poids. Et puis ça respecte mieux les process. Enfin t’voiiiis queuahh!
-…
– Et puis bon, j’en ai marre de tout ce blabla managerial, ça me gave!
– Ah oui c’est clair! »

Je ne vis décidément pas sur la même planète que tout le monde.

[Hey, vous avez vu, je suis revenue! Il ne me reste plus qu’à trouver un moment pour écrire des trucs intéressant (c’est pas encore tout à fait ça) et je pourrai m’auto-congratuler pour m’être si bien organisée]

Le serpent se mord la queue

Aujourd’hui, comme tous les jours depuis que j’ai repris le boulot, on m’a annulé un des quatre trains de mon parcours. Un des deux que je prends pour rentrer. Souvent, il n’y a aucune annonce, on se contente d’attendre patiemment (ou pas) le train suivant. Aujourd’hui, la dame de la radio nous a sorti un truc surprenant:

« En raison d’un problème d’acheminement de notre personnel, le prochain train TrucMuche à destination de LoinLaBas est supprimé ».

Alors ça pour une excuse, c’est une belle excuse. Vous en avez entendu de belles vous aussi?

[Dans un autre genre, la fille d’une collègue qui avait fait pipi au lit, voyant sa mère un peu agacée lui a dit: »Mais maman, j’te jure, c’est pas moi, c’est ma zézette qui a transpiré ». ]

« Vous n’avez jamais pensé à faire une permante de la raie?* »

C’est ce qu’il m’a répondu quand je lui ai dit que j’aimerais ressembler à une maman/working girl plutôt qu’à une ado attardée.

Oh, je te vois venir, gros dégueulasse. Et bien non, tu peux passer ton chemin, je te parle pas de fesses mais de cheveux.

J’ai découvert un truc in-cro-yable pour toute femme qui, comme moi, a naturellement la raie « à la Nana Mouskouri » et rêve de la fameuse raie « en zig-zag » ou « sur le côté » que seules les vraies filles savent faire. Ce qui la fait invariablement ressembler à la Joconde, en plus moche. Si si, c’est possible.

J’ai donc testé (et approuvé) la permanente de la raie. Koitesse? C’est tout simple et en même temps inexplicable.

Donc je ne l’expliquerai pas. Sauf si tu insistes.

[*Tu imagines mon expression après une proposition pareille de la part de mon coiffeur choupi?]